D’un village tatar à Paris, et retour
L’exposition de Rimma Bassarieva (RIMMA) réunit la présentation du livre « Les Histoires d’une Renarde » et un ensemble de 30 toiles fondées sur la langue, la mémoire et l’expérience d’appartenir à une culture qui se conserve et se transforme loin de son lieu d’origine.
Née à Iakoutsk, Rimma a passé son enfance chez son grand-père, dans un village tatar. Diplômée de l’école parisienne Studio Berçot, elle a travaillé dans la mode, notamment chez LVMH, John Richmond et Giorgio Armani. Depuis 2021, elle se consacre entièrement à l’art : expositions à Paris et à Berlin, œuvres dans des collections privées en Europe et aux États-Unis.
Vivre entre plusieurs langues et plusieurs milieux culturels est devenu l’un des points de départ de sa pratique. Contes tatars, ornements, mémoire familiale et langue maternelle apparaissent dans ses œuvres non comme un retour vers le passé, mais comme une matière avec laquelle travailler aujourd’hui.
Toutes les œuvres ont été créées et montrées pour la première fois à Paris, où Rimma vit et travaille. Mais c’est à Kazan qu’elles se déploient pleinement, parmi ceux à qui ces mots et ces images appartiennent.
« Il m’importe de rendre un corps à la culture. La langue tatare n’est pas une suite de lignes dans un manuel, c’est une matière vivante, qui respire »





